Colloques Interculturels Méditerranéens 202

Les Colloques interculturels méditerranéens 2026 sont annoncés. Le thème général est « AQUA », et les axes de discussion culturelle seront les suivants. La participation est ouverte aux intervenants désignés par le Groupe de travail international du COMEN ainsi qu’à toute personne souhaitant y participer.

Préambule

L’eau est l’élément fondamental de la vie sur notre planète, un sujet d’intérêt et de conscience culturelle omniprésent dans la littérature, la poésie et l’art. Elle recouvre environ 71 % de la surface terrestre, soit un volume de 1,38 milliard de kilomètres carrés, formant l’hydrosphère. Environ 97 % de l’eau terrestre est océanique ; seulement 3 % est de l’eau douce, principalement contenue dans les glaciers et les nappes phréatiques. Seul 1 % du total est accessible à la consommation humaine. L’histoire des ouvrages d’ingénierie pour la collecte d’eau douce remonte à des millénaires et accompagne le développement des premières civilisations, motivées par la nécessité de sécuriser les ressources en eau pour l’agriculture, l’hygiène et la consommation humaine, souvent dans des environnements arides ou soumis à des saisons sèches. Des canaux sumériens aux citernes minoennes, en passant par le complexe réseau romain, le génie hydraulique n’a cessé de faire évoluer les techniques de collecte, de transport et de stockage. Les techniques modernes de génie hydraulique s’appuient sur l’intégration de la dynamique des fluides numérique, de l’Internet des objets (IdO) et du développement durable pour gérer des ressources en eau complexes et atténuer les risques liés au changement climatique. L’approche actuelle évolue des infrastructures rigides et en béton vers des solutions intelligentes et intégrées à l’environnement.

De nouveaux systèmes de drainage urbain durable (SUDS) émergent, techniques de gestion des eaux pluviales en centre-ville grâce à des infrastructures vertes (toitures végétalisées, revêtements perméables) qui réduisent les risques d’inondation. Cette nouvelle approche naturaliste repose sur l’utilisation de matériaux naturels (plantes, bois, pierre) pour stabiliser les talus et les cours d’eau, réduisant ainsi l’impact environnemental (pieux, osier et entablement). Par ailleurs, la réhabilitation des rivières prend de l’ampleur, avec des interventions visant à restaurer la structure naturelle originelle des cours d’eau afin d’améliorer leur capacité d’auto-épuration et d’atténuer les inondations. Les risques naturels liés à l’eau sont bien connus, comme en témoignent les perturbations cycloniques et les inondations qui ont frappé la région méditerranéenne ces dernières années, notamment l’ouragan de Valence et les inondations en Émilie-Romagne. Ce fut également le cas du cyclone Harry, qui a durement touché le sud de l’Italie, en particulier la Sicile. Les risques hydrogéologiques et hydrauliques sont des risques qui ne manqueront pas de s’aggraver sous l’effet du changement climatique. 94,5 % des communes italiennes sont exposées à des risques hydrogéologiques, tels que les glissements de terrain, les inondations et l’érosion côtière.

L’ISPRA (via le portail IdroGEO) recense plus de 636 000 glissements de terrain, et 23 % du territoire national (environ 69 500 km²) est classé à haut risque. Plus de 1,28 million de personnes vivent dans des zones à haut risque. Le glissement de terrain du Niscemi a mis en lumière la nécessité d’une surveillance continue, à l’aide d’instruments performants et disponibles, ainsi que d’une planification urbaine plus attentive aux risques naturels localisés. Urbanisme et protection civile doivent être menés de concert, et non séparément.

Un autre scénario est la désertification progressive des zones côtières méditerranéennes, aggravée par des sécheresses croissantes qui accentuent les lourdes responsabilités administratives liées aux importantes fuites dans les réseaux d’eau potable. En Italie, le système de distribution d’eau gaspille plus de 42 % de l’eau potable distribuée, soit environ 3,4 milliards de mètres cubes perdus chaque année, ce qui équivaut à environ 157 litres par habitant et par jour. Une politique de maintenance exceptionnelle (remplacement) des réseaux d’eau urbains est plus urgente que jamais. Parallèlement, face à la diminution croissante des ressources en eau, les technologies de dessalement de l’eau de mer, voire des eaux usées urbaines et industrielles, progressent, consolidant ainsi des processus vertueux allant de la collecte des eaux de pluie au dessalement et à la purification. Le phénomène d’intrusion saline dans les aquifères côtiers mérite également une attention particulière, en raison du surdrainage pour l’irrigation. Dans ce contexte, la bande côtière de Raguse, en Sicile méridionale, constitue un exemple significatif, étudié lors du séminaire de l’INGV et d’experts locaux qui a eu lieu à Raguse durant l’été 2025 (voir lien sur la page d’accueil de la COMEN). Ces aspects, parmi d’autres, seront abordés lors des Colloques méditerranéens de 2026.

THÈMES DE COMPARAISON CULTURELLE ET SCIENTIFIQUE

Comité d’honneur et d’orientation de Colloque 2026

Procédure de soumission

  • Format : 4 pages maximum sous Word, graphiques et illustrations inclus, marges 2-2-2-2, police Times New Roman, taille 11, 50 lignes maximum par page.
  • Date limite: Ouvert jusqu’en novembre 2026.
  • Adresse pour la transmission des interventions écritescomen@comen-fondazionemediterranea.org

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